Les archives ACIM 2007/2011
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10/2009
Aides publiques à la création d'entreprises : les banques accompagneront 20 000 personnes sans emploi par an

Valérie Ohannessian, directrice générale adjointe de la Fédération bancaire française (FBF), Augustin de Romanet, directeur général de la CDC et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi signent le 19 octobre un protocole pour favoriser la création d’entreprises par les personnes en difficulté dans le cadre du nouveau dispositif public. Ce dispositif prévoyant des aides publiques s’inscrit dans les mesures prévues par la Convention « Agir pour l’emploi » signée entre l’Etat et la CDC pour la période 2008-2012.
En signant le protocole valable jusqu’à la fin 2012, la FBF entend manifester l’intérêt que ses adhérents portent à ce dispositif et favoriser leur mobilisation en faveur des créateurs d’entreprises concernés (chômeurs et titulaires de minima sociaux). L’objectif est de leur offrir un meilleur service d’accompagnement, des moyens de financement renforcés, un accès plus facile aux banques, pour une plus grande efficacité de ces nouvelles mesures publiques.

La FBF se mobilise pour accompagner 20 000 personnes par an

Ainsi, pour 2009, 20 000 chômeurs ou titulaires de minima sociaux porteurs de projets d’entreprise devraient pouvoir bénéficier d’un prêt à taux zéro (prêt Nacre*) couplé avec des prêts bancaires qui pourront être garantis. Les principales banques françaises ont d’ores et déjà commencé à développer ce nouveau service.
Afin de mobiliser encore davantage l’ensemble des collaborateurs des banques, la FBF va adresser une lettre aux présidents des 109 comités territoriaux de la FBF.

* Nouvel Accompagnement des Créateurs et Repreneurs d'Entreprise

Lire le protocole entre l’Etat, la CDC et la FBF pour la mise en œuvre de la réforme des aides publiques à la création d’entreprises

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09/2009
Préparation à la certification Financial Risk Manager (FRM(R)) à Marseille

Infos en français 
Infos in english

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07/2009 Agenda - 7 au 10 octobre 2009 à Marseille
Semaine Economique de la Méditerranée 2009

     

Cette année, la semaine est concentrée sur 4 jours et se déroulera au Palais de la Bourse et au Pharo .

L’accueil des participants au Palais de la bourse sera unique. Les participants aux différents événements recevront un badge SEM, seront orientés vers l’événement auquel ils sont inscrits et informés des autres événements du jour.

Un Village des acteurs du business en Méditerranée sera mis en place dans le grand hall du Palais de la Bourse.

Voir le programme (français)
See program (english)

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23-24/10/2009 - Tanger - Maroc
3e édition - Euromed-Capital Forum
Préparer le rebond dans un monde instable

Le financement en fonds propres des PME nécessite des actionnaires stables sur le moyen terme, actifs, apportant une vision industrielle et stratégique aux entreprises financées - ainsi que des réseaux internationaux.
Le rôle moteur des fonds de Capital-Investissement régionaux
De nouvelles opportunités de croissance en Afrique du Nord et au Moyen-Orient

Les participants
Une centaine d’acteurs présents en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ou qui envisagent d’y investir :
• Dirigeants de Petites et Moyennes Entreprises
• Responsables de filiales implantées localement
• Gestionnaires de fonds de Capital Investissement

Les principaux thèmes
• L’essor des fonds d’investissement régionaux au Maghreb : un partenariat gagnant-gagnant avec les PME
• Le Capital Investissement au Maroc : 10 ans de succès, témoins de la maturité de cette Industrie sur la rive Sud
• Le Capital Investissement en Egypte et au Moyen-Orient : une nouvelle dynamique pour les entrepreneurs
• Infrastructures, développement durable et Partenariat Public-Privé (PPP)
• Zones franches et clusters industriels en Méditerranée : un tremplin pour la reprise ?

Des ateliers sectoriels PME avec les acteurs qui comptent
• Equipements automobile et aéronautique
• Agri-business
• Logistique & Packaging
• Systèmes d’information & Outsourcing

Plus d'infos

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07/2009
Appel à candidatures pour la diaspora africaine Marketplace (ADM)

On June 2, the U.S. Agency for International Development (USAID) in partnership with the Western Union Company and the Western Union Foundation launched the African Diaspora Marketplace (ADM).  The ADM is a nearly US$1.5 million business competition targeting small and medium entrepreneurs from the African diaspora. Approximately 10 to 20 entrepreneurs will be selected to receive $50k-100k in matching grants to support the implementation of their business ideas.  These entrepreneurs may also receive other assistance in the form of know-how through learning networks as well as technical and credit guarantee assistance from USAID and its collaborating partners.  
The competition is open only to U.S. based entrepreneurs from the African diaspora.  Applicants must also partner with a locally-owned business in one of the implementation countries.  Proposals must be must be implemented in one of the following Sub-Saharan African countries where linkages to existing USAID technical assistance programs could potentially support the winning entrepreneurs: Angola, Burundi, Ethiopia, Ghana, Kenya, Liberia, Malawi, Mali, Mozambique, Namibia, Nigeria, Rwanda, Senegal, Sierra Leone, South Africa, Sudan, Tanzania, Uganda and Zambia.
Applications can be submitted through July 21, 2009 before 6 pm EDT.  To submit an application and view other details, including guidelines, about the competition, please go to : www.diasporamarketplace.org  Finalists will be notified in September and will travel to Washington D.C. in December to the ADM final event where a panel of judges will hear proposals and choose the ADM winners.  
 
Borany Penh, Sr. Political Economist
USAID/EGAT/Office of Poverty Reduction
www.povertyfrontiers.org
www.microlinks.org

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06/2009 Lu dans La nouvelle république (Algérie)
Convention tripartite Angem-fonds de garantie-banques publiques : le micro-crédit orienté vers la promotion de l’auto-emploi

Une cérémonie protocolaire de signature d’un protocole tripartite de mise en œuvre du dispositif du micro-crédit entre l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem le fonds de garantie mutuelle des micro-crédits (FGMMC) et les cinq banques du secteur public, à savoir la Banque nationale d’Algérie (BNA), la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), la banque extérieure d’Algérie (BEA), la Banque de développement local (BDL) et le Crédit populaire d’Algérie (CPA), s’est déroulée dimanche dernier au siège du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la communauté nationale à l’étranger en présence de MM. Djamel Ould Abbès et Karim Djoudi respectivement ministre hôte et ministre des Finances. Ont participé à cet événement les présidents-directeurs généraux des banques ainsi que les cadres des deux secteurs concernés. Dans son discours d’ouverture M. Benhachenou, directeur général de l’Angem, a mis en évidence cette manifestation de signature de la convention tripartite de mise en œuvre du dispositif du micro-crédit entre l’Angem et les différents partenaires.
Le directeur général a, par ailleurs, démontré l’importance du micro-crédit dans notre pays en affirmant : «Le micro-crédit s’inscrit dans le cadre du développement social visé par les pouvoirs publics. En effet cette politique a pour souci de promouvoir les capacités des populations cibles à se prendre en charge, à atteindre un niveau de vie digne en créant une activité génératrice de revenus». Le DG de l’Angem a en outre informé l’assistance que «le micro-crédit est orienté vers la promotion de l’auto-emploi et constitue un instrument de lutte contre le chômage et la précarité dans le cadre du travail a domicile, des petits métiers, de l’artisanat et de biens de services, d’une manière générale des activités de production et activités de service à la limites de la micro-entreprise. Il est à signaler que ce dispositif fait bénéficier aux catégories de citoyens, en plus des services financiers et à titre gracieux l’assistance technique, le conseil, l’accompagnement et bien sûr le suivi de leurs projets assurés par l’Agence nationale de gestion du micro-crédit. Dans ce contexte, la garantie des crédits bancaires est assurée par le Fonds de garantie mutuelle des micro-crédits. C’est pourquoi des conventions ont été signées dès la mise en œuvre du dispositif par l’Angem et le FGMMC avec les cinq banques publiques. Toutefois la révision des conventions est devenue nécessaire pour différentes raisons : primo les orientations des pouvoirs publiques à travers le Premier ministre et secundo l’expérience des quatre années passées et les enseignements qui ont été tirés permettent, selon les responsables concernés par cette convention d’apporter des correctifs afin de pallier aux contraintes inhérentes lors de la mise en œuvre de la première convention. Ce qu’il faut retenir pour l’heure est sans contexte la nouvelle dynamique de l’Angem qui a réussi un véritable coup de force en influant sur les institutions financières qui par le passé étaient d’une frilosité inégalable. Grâce justement à cette volonté de promouvoir le micro- crédit que l’Angem a en si peu de temps gagné la confiance des banques mais surtout celle des citoyens qui optent en général pour ce type de crédit qui, avouons-le, est simple, rapide et facile d’accès . Il serait aberrant de taire la volonté politique, l’engagement des différents partenaires et une mise en œuvre efficace et efficiente de cette convention qui va sans aucune ambiguïté booster encore plus le financement des micro-crédits par les banques et toucher le maximum d’Algériens au niveau des régions les plus reculées du pays, conclut M. Fewzi Benhachenou.

03-06-2009 - Mohamed El-Ouahed

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06/2009 Agenda
La microfinance est-elle socialement responsable ?

A l’occasion de la parution du dossier sur la microfinance socialement responsable dans le numéro 197 de janvier-mars 2009, les équipes de la Revue Tiers-monde, du réseau CERISE et du projet de recherche RUME (IRD/ANR) vous convient à une présentation-débat sur les évolutions récentes de la microfinance, en partenariat avec l’Agence Française de Développement.   

Vendredi 19 juin, de 9h30 à 13h00

Dans les locaux de la SIDI
au 12, rue Guy de la Brosse, 75005 Paris
Métro : Jussieu

Programme provisoire  
• 9h30 Accueil
• 10h00 Performances sociales : un nouveau pan de l’évaluation en microfinance
 par Cécile Lapenu (CERISE)
 Discutant à confirmer
• 11h00 La diversité des effets de la microfinance sur les clients
 (à partir des exemples de l’Inde du Sud, Madagascar et Mexique)
 par Isabelle Guérin et Solène Morvant (projet ANR RUME/IRD)
 Discutant : Division Evaluation et capitalisation, Agence française de développement
• 12h00 Crise et microfinance
 
Table ronde avec Pierre Salama (Université de Paris XIII), Jean-Michel Servet  (Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement de Genève), Philippe Serres, Division Secteur Financier et Appui au Secteur Privé (AFD)  

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04/2009
Acim au colloque de l’Union des banques maghrébines sur le « Financement de la PME dans les pays du Maghreb »

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04/2009
Think small first : Une guide sur les services de l'Union européenne pour les PME/ A guide to the EU’s services for SMEs

Ce guide joint (en anglais) fournit toutes les informations nécessaires sur les services de l’Union européenne à l’intention des PME, des mécanismes de financement aux projets de recherche et aux réseaux d’entreprises.

Télécharger le guide en PDF
Bercy au service des entreprises : http://www.entreprises.gouv.fr/

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01/2009
La BEI et OSEO mettent en œuvre leur coopération en faveur des PME

Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la BEI, et François Drouin, Président Directeur Général d’OSEO, ont signé le 12 décembre un accord visant à renforcer à hauteur de 160 millions d’euros les moyens mis à la disposition des PME. Cet accord est la première manifestation concrète de l’intensification de la coopération entre les deux institutions pour financer la croissance des entreprises. OSEO évalue ainsi à 2 milliards d’euros l’accroissement de ses besoins dans les trois prochaines années.

Les refinancements accordés par la BEI à OSEO sont les suivants :

  • 100 millions d’euros pour le financement des investissements, matériels et immatériels (notamment activités de R&D, dépenses de marketing et de constitution de réseaux commerciaux), et des besoins en fonds de roulement des entreprises innovantes en phase de développement soutenu
  • 60 millions d’euros pour le financement des projets de création de micro-entreprises (moins de 10 salariés) dans les secteurs de l’industrie et des services.
L’intervention conjointe de la BEI et d’OSEO facilitera le bouclage du plan de financement de ces investissements-clé pour ces entreprises dynamiques et contribuera à mobiliser les établissements bancaires.

Cette action de la BEI intègre les nouvelles initiatives prises en faveur du financement des PME. OSEO sera ainsi l’un des partenaires pilotes de la nouvelle stratégie PME de la BEI en Europe.

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12/2008
Fonds fiduciaire pour mobiliser les ressources des migrants pour le développement de l’Afrique

Au cours de la 2e Conférence ministérielle euro-africaine, qui s’est tenue à Paris, le 25 novembre 2008, le ministre français de l’immigration, Brice Hortefeux, a annoncé que la France allait participer à un fonds fiduciaire multi bailleurs avec la BAD visant une meilleure mobilisation des fonds transférés par la diaspora africaine et de ses compétences au service du développement des pays d’origine.

La France avait lancé, pendant l’été 2008, un appel à candidatures auprès de plusieurs institutions de développement pour susciter leur intérêt à accueillir un fonds fiduciaire visant à faciliter la mobilisation des compétences et ressources des migrants au service du développement de l’Afrique. Sur la base de sa proposition, la BAD a été sélectionnée pour accueillir ce fonds, sujet à l’accord du Conseil d’administration qui pourrait en être saisi,  dans le courant du premier trimestre de l’année prochaine.                

Le fonds est d’un montant initial de 6 millions d’euros sur 3 ans, pouvant être augmenté de 3 millions d’euros en fonction de ses résultats. Il vise principalement à aider au développement de services et produits financiers de nature à réduire les coûts de transferts de fonds des migrants. Il servira aussi à accompagner des projets d’investissement des migrants sur des secteurs tels que la santé, la formation professionnelle et les activités productives et à promouvoir le cofinancement de projets par les migrants et les associations de migrants.

La création de ce fonds, au sein de la Banque, constituerait une des pièces maîtresses de son initiative visant à faire des transferts de fonds des migrants l’un des piliers du développement de l’Afrique, en complément aux actions ponctuelles qu’elle a déjà entreprises dans ce domaine. En cas d’approbation du Conseil, le Fonds  pourrait être opérationnel dès mars 2009. En complément de la participation française, d’autres partenaires ont manifesté leur intérêt à participer à la mise en place de ce fonds.

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10/2008 Oxford Business group
Sénégal : le secteur de la micro finance gagne du terrain
[English]

Si les banques commerciales locales s'affairent à débattre de l'impact de la crise financière mondiale sur leurs opérations en Afrique de l'Ouest, le secteur de la micro finance gagne du terrain au Sénégal, en soutien à une population qui doit surmonter la tempête économique et subvenir à ses besoins quotidiens.
Bien que les institutions financières africaines ne soient pas confrontées à l'effondrement des marchés que connaissent les pays industrialisés, les experts s'inquiètent des effets de l'agitation économique à long terme. Une récession américaine et européenne pourrait entraîner une baisse des exportations africaines, de l'investissement étranger et de l'aide internationale au développement. Par ailleurs, les sommes d'argent reçues sous forme d'envois de fonds provenant des Africains travaillant à l'étranger pourraient être appelées à diminuer. Pourtant, si ces menaces sont sérieuses, il semblerait que les problèmes les plus urgents du continent (la faim et la pauvreté) soient passés sous couvert.
Le 12 octobre dernier, le président sénégalais Aboudalye Wade déclarait que malgré les inquiétudes relatives aux conséquences de la crise économique, le problème majeur auquel les Africains sont confrontés restait la survie. «Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de conséquences en Afrique, en particulier en matière d'aide à l'Afrique, mais l'impact en Afrique sera mineur car le plus important pour nos populations et nos agriculteurs est d'avoir assez à manger », a indiqué Mr. Wade à la presse internationale.
Le secteur naissant de la micro finance au Sénégal, qui est destiné à répondre aux besoins les plus pressants de la population pour combler le manque de financement des banques commerciales, s'avère résistant, en dépit des contrecoups que subissent les marchés financiers mondiaux.
Les 15 et 16 Octobre derniers, 18 institutions de micro finance (IMF) et investisseurs internationaux se sont réunis à l'occasion d'une conférence organisée par le ministère de la famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.       
« Si 18 investisseurs de plusieurs pays se retrouvent au Sénégal pour ce forum, cela veut dire qu'il y a quelque chose d'important qui se passe dans le secteur de la micro-finance, qui est un véritable vivier de création de richesse », a déclaré Awa Ndiaye, ministre de la Famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.  « Nous espérons pouvoir répondre à l'attente des investisseurs », a-t-elle ajouté.
Dans une économie où le secteur informel absorbe près de 90% de la main d'oeuvre du pays, la micro finance fournit un appui essentiel pour les travailleurs du secteur informel ainsi que pour les entrepreneurs comme moyen de financement de leurs activités. Le ministère de la micro finance estime que sur une population totale de 12 millions d'habitants, environ 1 million de Sénégalais ont recours à une institution de micro finance. Selon les données publiées par la banque centrale, les 12 premières institutions concentrent plus de 90% de l'épargne et du crédit. Le montant de l'épargne atteint 91 milliards de francs CFA (178 millions de dollars) à la fin 2007, soit une hausse de 24% par rapport à l'année précédente. Quant au crédit, il a progressé de 22% pour atteindre 110 milliards de francs CFA (216 millions de dollars), contre 30 milliards de francs CFA (176 millions de dollars) l'année dernière. A l'heure d'aujourd'hui, le micro crédit compte pour un peu plus de 10% des crédits émis dans l'économie sénégalaise.
Si le taux de pénétration du marché bancaire au Sénégal dépasse à peine 5% de la population, ce résultat ne reflète pas de manière adéquate le dynamisme des services de micro financement. En effet, selon un rapport publié début 2008 par le ministère de la micro finance, le nombre de clients des 12 IMF a augmenté de 17% en 2007, pour atteindre 940 000 individus. Si l'on inclut les microentrepreneurs, le taux de pénétration bancaire frôle alors les 19% de la population active (estimée à 4,5 millions de personnes en 2007), contre 17% en 2006.
«Avec un taux de bancarisation aux alentours de 5% au Sénégal, l'impact potentiel du micro-crédit est significatif. Le développement rapide des institutions de micro-finance témoigne du besoin d'innovation des produits bancaires pour les micro-entrepreneurs ainsi que pour la population rurale. Néanmoins ces institutions doivent gérer leurs risques de manière appropriée » a déclaré Ehouman Kassi, directeur général d'Ecobank Sénégal, à OBG.
Si le nombre de clients servis est en augmentation sensible, une poignée d'IMF se taille la part du lion. Le Crédit mutuel du Sénégal (CMS) constitue le réseau le plus important avec 55% de l'épargne et 44% du crédit à la fin 2007. Il est suivi de l'Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l'épargne et du crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) qui regroupe environ 21% de l'épargne et 18% du crédit, tandis que l'Alliance de crédit et d'épargne pour la production (ACEP) regroupe 19% de l'épargne et 21% du crédit.
La présence de plusieurs acteurs de poids agit comme une barrière pour l'entrée sur le marché de nouveaux acteurs. Les quelques IMF, dont les débuts remontent à plusieurs années, disposent de grands réseaux, ce qui rend la tâche difficile aux nouveaux arrivants pour se faire connaître auprès des clients.
Un autre trait de la demande locale est que 70% de la population du pays vit dans de petites communautés rurales, ce qui limite la capacité des IMF à disséminer l'information. En conséquence du faible niveau d'infrastructure institutionnelle entre zones rurales, beaucoup d'IMF doivent faire face à des coûts et des impayés élevés en raison du manque de suivi après que le crédit a été octroyé.Tout particulièrement, les problèmes d'accès à l'électricité ou à un réseau télécom dans certaines zones isolées freine le développement des IMF, puisqu'elles se trouvent dans l'incapacité  de communiquer avec leur siège social à Dakar.
Face au manque de services financiers formels, le Sénégal continue sur sa lancée le développement d'instruments financiers innovants pour répondre aux besoins de sa population - une évolution qui pourrait s'avérer inappréciable compte tenu de la crise financière actuelle.

English version

While commercial bankers are debating the potential impact of the global financial crisis on their operations in West Africa, the microfinance industry is gaining momentum in Senegal, supporting the local population in weathering the economic storm, as well as in its more urgent daily struggles.
Though African financial institutions have yet to experience the kind of market collapses as the industrialised world, experts worry about the long-term effects of the economic turmoil. A recession in the US and Europe could lower demand for Africa's exports, hurt foreign investment and reduce foreign aid. In addition, money received in the form of remittances from Africans working abroad could decrease. Yet, as potentially serious as these threats are, there is concern that the continent's more immediate problems - including hunger and poverty - are being sidelined.
On October 12, Senegal's President Abdoulaye Wade said that, despite worries about the fallout from the economic crisis, Africans' most important issue continued to be survival. "I'm not saying that there will not be an effect on Africa, above all on aid to Africa, but the impact on Africa will be minor because for our populations, for our farmers, having enough to eat is what's important," Wade said, as reported by international press.
The emerging microfinance sector in Senegal - which is designed to meet its population's more pressing needs in a way that large commercial banks cannot - is proving resilient, despite the global financial turmoil.
On October 15-16, the Micro-Finance Investor Conference brought together 18 microfinance institutions (MFIs) and international investors under the aegis of the Ministry of Family, National Solidarity, Women's Entrepreneurship and Microfinance. The workshop focused on transparency and availability of information, while providing a forum for bringing together MFIs and investors.     
"If 18 investors from several countries have come to Senegal for this forum, this means that something important is happening in the micro-finance sector, which is a creator of wealth," Awa Ndiaye, Minister of Family, National Solidarity, Feminine Entrepreneurship and Micro-finance, told the conference on October 15. "We are hoping to respond to the expectations of these investors."
In an economy where the informal sector absorbs around 90% of the country's workforce, microfinance provides a crucial link for informal workers and aspiring entrepreneurs to finance their operations. The Microfinance Ministry estimates that - out of a population of 12m - around 1m Senegalese have a banking relationship with an MFI. Statistics from the central bank reveal that the 12 biggest MFIs account for more than 90% of savings and credit. Total savings reached XOF91bn ($178m) at the close of 2007, indicating a 24% growth on the previous year's total of XOF74bn ($145m). Meanwhile, loans grew by 22% - totalling XOF110bn ($216m) compared to last year's XOF90bn ($176m) - and they now account for slightly more than 10% of credit in the Senegalese economy.
Though the official penetration rate of banking services in Senegal is just over 5% of the population, this does not adequately reflect the dynamism of the small-scale financial sector. Indeed, a report published in early 2008 by the Microfinance Ministry revealed that the total clientele of the 12 biggest MFIs grew 17% in 2007 alone, accounting for over 940,000 individuals. If micro-entrepreneurs are counted, the banking penetration rate rises to 19% of the working population (estimated at 4.5m in 2007), up from 17% in 2006.
"With a banking penetration rate of around 5% in Senegal, the potential impact of micro-credit is significant," Ehouman Kassi, director general for Ecobank Senegal, told OBG. "The rapid development of microfinance institutions testifies to the need for innovation in banking products for micro-entrepreneurs as well as for the rural population. Nevertheless, these institutions need to manage their risk in an appropriate manner."
While the number of clients has been growing, a large part of their business is captured by a small number of MFIs. Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) accounted for 55% of deposits in the sector and 44% of active loans as of year-end 2007, while Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Epargne et du Crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) managed 21% of deposits and 18% of active loans. Meanwhile, Alliance du Crédit et d'Epargne pour la Production (ACEP) covered 19% of the sector's deposits and 21% of the active loans.
The presence of a number of heavyweights raises the barriers to entry onto the market for new players. The few largest MFIs, who have the longest presence in the market, have the widest branch networks, making it difficult for new entrants to make themselves known to potential clients.
This is significant in light of the fact that 70% of the country's population is considered rural, creating a challenge for microfinance in Senegal in terms of dissemination of information. Weak institutional infrastructure between rural areas means that many MFIs face high costs and default rates due to problems in monitoring borrowers after the loans are granted. In particular, the lack of access of the MFI networks to a stable electricity supply or telecoms infrastructure in certain remote regions has handicapped their development, since they are not able to communicate with headquarters in Dakar.
Despite a dearth of formal financial services, Senegal is continuing to develop innovative financial instruments to answer the needs of its population - which may prove invaluable given the potential fallout from the economic turmoil.

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10/2008 Oxford  Business Group
Sénégal : Financement alternatif (english)  

Si l'expansion du secteur privé en Afrique de l'Ouest francophone a longtemps été entravée par un accès difficile au crédit, de nouvelles formes de financement voient le jour. Malgré la persistance de difficultés réglementaires, la bonne santé économique du Sénégal et l'accès au marché régional pourrait susciter l'intérêt des fonds privés d'investissement.

La structure des crédits bancaires au Sénégal traduit une dominance nette des crédits à court terme, qui comptent pour a peu près deux tiers de l'ensemble des crédits octroyés. Par ailleurs, les banques ont tendance à favoriser les grosses sociétés, en leur accordant des prêts plus facilement qu'aux petites et moyennes entreprises (PME), car le niveau de garantie requis est souvent élevé. De plus, les banques soutiennent que la majorité des PME ne sont en mesure ni de fournir des comptes financiers fiables ni de proposer des projets viables avalisés par des études de faisabilité, ce qui rend la tâche difficile en termes d'octroi de crédits.

Dans ce contexte, de nouvelles formes de financement sont amenées à jouer un rôle primordial dans le développement économique du pays, et notamment la création de fonds privés d'investissement et des fonds de capital-risque. Les fonds privés d'investissement visent essentiellement des sociétés opérant dans des marchés en voie de libéralisation, affichant des taux de croissance élevés ainsi qu'un environnement des affaires transparent. A cet égard, les fondamentaux économiques du Sénégal sont suffisamment bons pour justifier l'intérêt des fonds privés d'investissement et des fonds de capital-risque.

Avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 5,1% en 2007, dépassant la moyenne de 3,2% affichée par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et un volume d'investissement global contribuant à hauteur de 31,8% du PIB (contre 18,5% du PIB en ce qui concerne l'UEMOA), l'économie présente effectivement quelques une des caractéristiques nécessaires à susciter l'intérêt des investisseurs financiers. De surcroît, un sondage récemment conduit par UNIDO note que la stabilité politique du Sénégal et son cadre transparent incitatif aux investissements figuraient en tête de liste des facteurs incitants à l'investissement au Sénégal.

Néanmoins, si les fonds privés d'investissement sont florissants au Maghreb et en Afrique du Sud, leur essor est relativement plus lent en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement dans les pays francophones. Une des raisons pour lesquelles ces fonds réfléchissent à deux fois avant de se lancer au Sénégal est l'incertitude liée à une stratégie de sortie. D'ordinaire, après que l'investissement privé soit arrivé à maturité, au bout de quatre à 10 ans, le fonds cherche à se désengager de la société à travers une introduction en bourse ou la cession du capital à un investisseur stratégique - ou bien à la direction de la société soutenu par un prêt bancaire.

Mais le manque relatif de liquidité et de profondeur de la bourse régionale, la BRVM, ainsi que les défis liés à la cotation en bourse, effraient les investisseurs. Les choses semblent néanmoins s'arranger, sous l'effet de la création d'une division PME sur le marché, qui devrait faciliter la cession des actions.

Malgré tout, un certain nombre de fonds d'investissements privés cherchant des opportunités dans le domaine énergétique, des infrastructures, des services et des mines, ont récemment été mis sur pied, avec pour objectif d'investir dans PME de la région. Ces fonds sont financés par des institutions financières de développement ainsi que des caisses de retraite et des sociétés d'assurance à l'échelon africain et international.

Mis en place à l'origine par le groupe financier CDC (Commonwealth Development Corporation) du Royaume Uni, le fonds public d'aide au développement Norfund de Norvège, la Banque européenne d'investissement (BEI), le Fonds canadien pour l'Afrique (FCA), le Fonds de développement nordique et les institutions financières nationales (Standard Chartered Bank et Ecobank Nigeria), et pour lever une nouvelle génération de fonds d'investissement en Afrique sous la marque Aureos Capital, le Fonds Aureos de l'Afrique de l'Ouest, dénommé Aureos West Africa Fund ou AWAF, a démarré ses activités en 2003 et a financé des projets au Nigéria, le Ghana et le Sénégal. AWAF a investi au total 50 millions de dollars en Afrique de l'Ouest, y compris un investissement de 2,86 millions de dollars dans la Compagnie Sahélienne d'Industries communément appelée Matforce, spécialiste d'équipements en énergie et concessionnaire de véhicules au Sénégal. A l'heure d'aujourd'hui, cette société de gestion de fonds d'investissement s'est engagée dans le financement des projets d'expansion et d'acquisitions de 11 entreprises.

Faisant suite à l'expérience réussie de la première génération de fonds d'investissement Aureos dans trois régions d'Afrique (de l'Ouest, de l'Est et l'Afrique du Sud), un nouveau fonds panafricain dénommé Aureos Africa Fund ou AAF sera lancé cette année. Doté d'un capital de 400 millions de dollars, ce nouveau fonds couvrira l'ensemble des régions d'Afrique. AAF vient de lever plus de 227 millions de dollars en fonds. Il semblerait que cinq investissements pour un total de 40 millions de dollars aient déjà été approuvés par AAF. L'arrivée de ce nouveau fonds devrait susciter un regain d'intérêt de la part des investisseurs dans la région.

L'adoption de certaines mesures réglementaires pourrait également donner un nouvel élan à l'essor des fonds d'investissement. A ce sujet, le Ghana est un exemple parfait démontrant l'impact des incitations fiscales sur les fonds d'investissements. En effet, les dividendes encourus par les fonds d'investissement bénéficient de taux d'imposition allégés, reflétant les hauts risques encourus par ces fonds d'investissement. Actuellement, les négociations sont en cours au niveau de l'UEMOA pour réduire les taux d'imposition auxquels les fonds d'investissement sont soumis dans les autres pays d'Afrique de l'Ouest. La Banque centrale des états de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est en passe de mettre en oeuvre un cadre réglementaire visant à servir de levier de développement pour les fonds d'investissement, notamment grâce à l'élimination des différentiels en matière d'imposition. Alors que les intérêts, les commissions et autres frais perçus par les banques sont taxés à hauteur de 17%, le secteur soutient que ce taux devrait tenir compte du haut risque lié aux formes alternatives de financement, à l'instar du Ghana.

Avec l'expansion de l'activité des fonds d'investissement en Afrique de l'Ouest francophone, soutenue par les bailleurs de fonds, et renforcée par l'adoption possible d'un nouveau cadre réglementaire, le secteur privé pourrait bientôt bénéficier d'un plus large éventail de stratégies de financement.

Senegal : Alternative Financing

While the development of the private sector in francophone West Africa has long been hampered by difficult access to credit, there are signs that alternative means of financing are increasingly becoming available. Despite ongoing regulatory issues, Senegal's healthy economic performance and access to a regional market could attract new private equity funds.

The structure of banking credits in Senegal reveals a clear dominance of short-term credits, which make up roughly two thirds of total credit. Moreover, banks have a bias towards large companies, which are granted credits with greater ease than the small and medium-sized enterprises (SMEs) sector, as the level of guarantees required is usually very high. In addition, banks generally claim that the majority of SMEs are unable to produce reliable financial accounts and present interesting proposals backed by feasibility studies, all making it increasingly difficult for them to extend credit to companies in this sector.

In this context, alternative forms of financing could play a crucial role in the country's economic development, with the launch of private equity and venture capital funds. Private equity funds usually target companies operating in markets in the process of liberalisation, boasting high growth rates and a transparent business climate. In this respect, Senegal's economic fundamentals are sound enough to justify the interest of private equity and venture capital funds. With a Gross Domestic Product (GDP) growth rate of 5.1% in 2007, ahead of the West African Economic and Monetary Union (UEMOA) average of 3.2%, and total investment at 31.8% of GDP (compared to 18.5% of GDP for the UEMOA region), the economy does present some of the characteristics necessary to attract the attention of financial investors. Additionally, a recent UNIDO poll reveals that Senegal's political stability and clear investment framework feature high on the list of factors luring investors into Senegal.

However, while private equity funds have thrived in the Maghreb and South Africa, their development has been relatively slow in West Africa, particularly in the francophone part. One of the reasons why these funds are thinking twice before investing in Senegal is uncertainty about an exit strategy. Normally, after the equity investment arrives to maturity, after four to 10 years, the fund seeks to divest itself from the company through an Initial Public Offering (IPO) on the stock exchange or the sale of shares to a strategic investor - or to the company's management itself.

But the relative lack of liquidity and depth in the regional stock exchange, the BRVM, and the challenges in launching an IPO, has spooked investors. Things could be improving though, with the establishment of a specialised SME division in the BRVM, which is expected to facilitate the divestment of shares.

Despite these issues, a number of private equity funds seeking opportunities in energy, infrastructure, services and mining, have recently been created to target SMEs in the region. These funds are supported by development financial institutions and increasingly institutional investors such as international and African pensions and insurance companies.

A relative newcomer, Aureos West Africa Fund (AWAF), the first generation fund of Aureos Capital in Africa, financed by the British Commonwealth Development Corporation, (CDC), the Norwegian development fund Norfund, the European Investment Bank (EIB), the Canadian International Fund for Africa, the Nordic Development Fund as well as local financial institutions (Standard Chartered Bank and Ecobank Nigeria), started its activity in 2003 with focus on Nigeria, Ghana and Senegal. Having invested $50m in West Africa, including a $2.86m investment in the Compagnie Sahelienne d'Industries (Matforce), a car dealership and energy equipment provider in Senegal, this fund has now committed all of its capital in 11 companies.

Based on the successful experience of the Aureos first generation funds in three regions in Africa (West, East and South Africa), a new $400m panafrican fund called Aureos Africa Fund, AAF, whose activity will cover all the regions in Africa is being launched this year. Aureos Africa Fund has just completed its first commitment at $227m. It is understood that five new investments for over $40m, have already been approved for AAF. The arrival of this new fund is expected to further attract investor interest in the region.

Certain regulatory changes could further support the development of private equity. In this regard, Ghana provides an interesting case in point, showing the effectiveness and impact of tax incentives on private equity. Indeed dividends for private equity firms are taxed at lower rates, reflecting the higher risks associated with private equity investments. Now, discussions are under way at the level of the UEMOA to reduce the level of taxation on private equity investments in other West African countries. Meanwhile the region's central bank, the BCEAO, is developing a regulatory framework for private equity, which is expected to resolve certain ambiguities holding up further development, such as differential rates of tax. While interest, commissions and other fees collected by banks are taxed at 17%, industry insiders argue that a reduction of this rate should support the higher risk associated with alternative forms of investments, as happens in Ghana.

As more private equity activity takes place in francophone West Africa, boosted by donor agencies, and with regulatory changes facilitating the development of this financial segment, the private sector may soon have more choice in its financing strategies.

www.oxfordbusinessgroup.com/

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09/2008 5e Conférence Annuelle du REM
"La Microfinance : un outil pour la croissance et l'emploi en Europe"

Du 8 au 10 Septembre prochain, le REM organise sa 5ème Conférence Annuelle qui se tiendra cette année en France, à Nice.

A cette occasion, le REM, réseau professionnel leader de la région, attend entre 400 et 500 participants, représentant aussi bien des banques que des chercheurs, des professionnels du secteur, des investisseurs, des représentants des gouvernements régionaux ou nationaux, des représentants de la Commission Européenne, des décideurs politiques, le secteur privé ou les média.

Sous le label de la Présidence Française de l'Union Européenne, la conférence est co-organisée avec l'Adie et compte en outre avec l'appui financier de la Commission Européenne, de la Caisse des Dépôts et Consignations, la Fondation Lévy-Strauss, du Conseil Régional Paca, de la Ville de Nice, du Crédit Coopératif, de la BNP Paribas et de Microbank.

Cette cinquième conférence annuelle  marque  les 5 ans du REM! Elle revêt une importance particulière pour les raisons suivantes :

  • Elle se fait sous l’égide de la Présidence Française de l’Union Européenne, qui de ce fait reconnaît non seulement au niveau européen mais aussi au niveau français l’importance de cet outil.
  • Elle sera l’occasion unique de faire le point et de mettre en avant la récente "Initiative Européenne pour un développement du microcrédit en faveur de la Croissance et de l'emploi" de la Commission Européenne, qui devrait permettre d’appui le développement du secteur en Europe dans les prochaines années. Lors de la conférence, en présence de Mme Danuta Hübner, Commissaire Européen de la DG Regio, le fonds d’appui au secteur « Microfund » sera officiellement lancé.
  • Le dernier après-midi est co-organisé en partenariat avec Eurofi (le Réseau Européen des Banques) et l’ensemble du secteur bancaire.
  • Elle sera l’occasion unique de découvrir le travail de l’Adie en France, pionnière et principale organisation de microcrédit en Europe.

www.european-microfinance.org
Inscription: m.franco@european-microfinance.org

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07/2008
La Caisse des Dépôts et OSEO signent une convention de partenariat pour faciliter le financement des PME françaises

Paris, le 9 juillet 2008 Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépôts et François Drouin, PDG d’OSEO, ont signé aujourd’hui une convention de partenariat pour renforcer leur coopération en faveur des PME.

La Caisse des Dépôts et OSEO ont pour ambition commune de permettre aux petites et moyennes entreprises françaises d’accéder plus rapidement et plus facilement aux différents financements nécessaires à leur croissance. Raison d’être d’OSEO, le soutien et l’accompagnement des PME est également une priorité stratégique du groupe Caisse des Dépôts dans le cadre de son plan Elan 2020 et du dispositif France Investissement.

Avec ce partenariat pour trois ans, OSEO et la Caisse des Dépôts développent leurs synergies pour faciliter l’orientation, le suivi et l’accompagnement des PME.
 
Les deux établissements vont :
• mettre en place dans toutes les régions d’ici la mi-2009 de plates-formes d’orientation et d’accompagnement des PME de croissance.
Ces plates-formes s’appuieront sur les équipes régionales d’OSEO et de la Caisse des Dépôts ainsi que les acteurs locaux du développement économique pour orienter les entreprises vers les outils de financement appropriés et assurer un suivi de leurs demandes. Deux plates-formes régionales sont en cours d’expérimentation, en Alsace et en Rhône-Alpes.
• créer des plates-formes numériques de mise en relation des PME et des financeurs
En s’appuyant sur l’initiative « INVESTnet » d’OSEO, les partenaires uniront leurs compétences pour créer une plate-forme numérique nationale qui mettra les PME labellisées par OSEO ou financées par des fonds France Investissement, en relation avec des financeurs en fonds propres. Ils déploieront également des plates-formes numériques territoriales.
Parallèlement, les partenaires souhaitent coordonner leur action pour présenter aux collectivités locales une offre globale de services numériques dédiés aux entrepreneurs.
 
OSEO et la Caisse des Dépôts décident de renforcer leur coopération dans deux domaines prioritaires :
les PME technologiques à très haut potentiel, pour faciliter la croissance des futurs champions de l’économie française, notamment dans le cadre des Pôles de compétitivité,
les énergies renouvelables, en accompagnement des politiques publiques de réduction de la dépendance énergétique et de développement durable.

La convention prévoit enfin la poursuite et le renforcement des coopérations déjà menées par les deux institutions, notamment dans le domaine de la garantie de fonds propres et à travers la société de capital investissement Avenir Entreprises, leur filiale commune.
 
Rappelons que les liens entre OSEO et la Caisse des Dépôts sont multiples
la Caisse des Dépôts détient 43 % du capital de la filiale financement d’OSEO et participe à son refinancement par des fonds d’épargne gérés par elle sur ressource du Livret de développement durable
Avenir Entreprises, société de capital risque détenue à 60 % par CDC Entreprises et 40 % par OSEO
OSEO garantie Région, filiale commune d’OSEO garantie et de la Caisse des Dépôts
abondement par CDC Entreprises du fonds France Investissement Garantie géré par OSEO (20 M€ en 2007)
 
Si les deux partenaires entretiennent déjà des relations multiples, leurs modes d’intervention sont clairement distincts. OSEO soutient l’innovation et la croissance des entreprises. Son réseau, en contact permanent avec les entrepreneurs et leurs partenaires, apporte des aides directes à l’innovation, des garanties des interventions en capital-risque ou de prêts bancaires et des financements adaptés. La Caisse des Dépôts intervient en fonds propres, que ce soit à travers sa filiale CDC Entreprises sur le marché du capital investissement ou sous forme de prêts d’honneur, pour les très petites entreprises et le secteur de l’économie sociale. Partenaire privilégié des collectivités territoriales, elle s’appuie sur son réseau de 25 directions régionales. Elle est le 1er acteur du capital investissement régional, présente dans 63 organismes régionaux de capital investissement.
 
A propos de la Caisse des Dépôts
Investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique, la Caisse des Dépôts joue un rôle essentiel dans le financement en fonds propres des PME françaises. Depuis 1995, elle investit en faveur des PME et de l’innovation via sa filiale à 100 % CDC Entreprises, par une action structurante sur le marché du capital investissement.
Elle soutient également la création et la transmission de très petites entreprises ainsi que le secteur de l’économie sociale (coopératives, entreprises d’insertion…), par un accompagnement et des financements adaptés.
Avec la mise en oeuvre du dispositif France Investissement et dans le cadre du plan stratégique Elan 2020, qui place les PME parmi les quatre priorités du groupe Caisse des Dépôts pour les prochaines années, elle s’engage à investir plus de 2 milliards d’euros sur la période 2007- 2012.
Avec son réseau de 25 directions régionales, la Caisse des Dépôts est présente partout en France de métropole et d’outre-mer.
 
A propos d’OSEO :
Soutenir l’innovation et la croissance des PME, c’est la mission que les Pouvoirs publics ont confiée à OSEO. Le groupe exerce trois métiers complémentaires : aide à l'innovation, garantie des concours bancaires et des organismes de capital risque, financement des investissements et du cycle d'exploitation des entreprises aux côtés des banques. Il doit assurer, avec les partenaires bancaires et organismes de fonds propres, une continuité dans la chaîne de financement en proposant aux PME les solutions les mieux adaptées à leurs attentes.
L’objectif d’OSEO est d’accompagner les PME innovantes ou celles à fort potentiel de croissance pour faire émerger des entreprises de plus grande taille. La priorité est de financer les projets innovants, ambitieux et collaboratifs.
OSEO est intervenu auprès de 62 000 entreprises françaises en 2007. Plus de 1000 collaborateurs OSEO, répartis en 42 implantations régionales, sont en contact quotidien avec les entrepreneurs et partagent leurs valeurs : réactivité, efficacité, simplicité.

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06/2008 Banque, assurance
Les pays émergents s'emparent du paiement par mobile

Payer ses factures ou faire des virements par téléphone portable. Le système séduit massivement dans les pays en voie de développement, en permettant aux personnes non bancarisées de réaliser des transactions.

Les personnes non bancarisées trouveront dans le téléphone portable un moyen efficace de réaliser des transactions et de profiter de services bancaires. Le système, qui permet de régler des biens et services depuis un mobile n'oblige en effet pas à posséder de compte en banque : les transactions peuvent s'effectuer après l'achat d'une carte prépayée, par exemple, ou après la remise de la somme en main propre dans un relais. L'information n'est pas nouvelle. Ce qui l'est, c'est l'ampleur qu'elle devrait prendre. Selon Juniper Research, qui publie une étude sur le sujet, près de 42 milliards de transactions seront effectuées depuis un téléphone portable en 2011. Ce, en grande partie par les millions de personnes habitant dans des pays en voie de développement. Ou celles des pays industrialisés qui ne bénéficient pas de compte bancaire, en raison de leur situation sociale ou de leur âge.

Dématérialiser pour sécuriser


"Dans les pays en voie de développement, le mobile est un véritable moyen de sécuriser la personne et les fonds qu'elle possède. Il permet de dématérialiser l'argent", souligne ainsi à L'Atelier Eric Delannoy, vice-président du cabinet de consultants Weave. Reste un problème, et de taille : celui de la législation. La plupart des pays émergents n'appartiennent pas à l'écosystème MFS (Mobile Financial Services). "Ces pays sont souvent en friche en termes de réglementation. Plusieurs mesures sont à prendre, notamment pour éviter la mise en place de réseaux parallèles de création de monnaie ou de blanchiment", ajoute le vice-président de Weave. Et selon lui, cette question est majeure : "Les flux de transaction ne doivent pas déréguler l'économie monétaire locale, qui est fragile dans les pays en voie de développement". Surtout que, rappelle-t-il, le développement du m-banking est un enjeu de développement public. "Il vise à capter une partie du circuit informel pour le ramener vers le secteur formel, qui lui est contrôlé".

Un business model à trouver


La plupart des pays industrialisés ont d'ores et déjà des règles très strictes et sont sous des législations qui régulent le secteur de la finance. Ce, afin de protéger à la fois le consommateur et le commerçant. Les nations qui ne sont pas sous couvert de ces lois pourraient ainsi se retrouver dans l'obligation de débourser d'importantes sommes pour mettre au point un écosystème alternatif en harmonie avec celui en vigueur. Particulièrement en ce qui concerne les transferts de fonds. Mais pour Eric Delannoy : "le vrai problème est celui de la rentabilité du modèle". Pour gagner de l'argent, les fournisseurs doivent en effet facturer les opérations. Or les populations visées sont financièrement fragiles, et rendent difficile la création de la valeur. "Les organisations - fournisseurs, équipementiers, opérateurs - devront être capables d'en supporter le coût, à leur charge ou remboursé par l'Etat, et sans générer ensuite d'importants bénéfices", conclut-il.

Mathilde Cristiani, L'Atelier BNP Paribas, Publié le 17 Juin 2008
Lu sur www.atelier.fr,© 2008, L'Atelier BNP PARIBAS

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Croissance : plus de 1 000 PME ouvrent leur capital aux investisseurs
05/2008
Lancé par François Drouin, Président d’OSEO, en présence de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, le site www.capitalpme.oseo.frcompte déjà, moins d’un mois après son ouverture : plus de 1 000 PME inscrites
Thierry Nahon, PDG de Lunatic Construction, est le 1 000ème dirigeant de PME à inscrire sa société sur www.capitalpme.oseo.fr. Il en témoigne :
« En inscrivant ma société Lunatic Construction SAS sur le nouveau site  www.capitalpme.oseo.fr, il a suffi de quelques jours et de quelques clics pour que des investisseurs français et même étrangers se manifestent et sollicitent des entretiens, pour devenir des partenaires financiers. Le projet, qui a déjà fait ses preuves à petite échelle, est original : surdimensionner les briques des jeux de construction pour enfants, les décliner dans toutes les matières et les détourner de leurs fonctions de base pour fabriquer des meubles ou construire des maisons.»

A propos de www.capitalpme.oseo.fr
www.capitalpme.oseo.fr est un site gratuit de mise en relation entre les PME à la recherche de capitaux et les investisseurs, particuliers ou professionnels. Développé par OSEO en partenariat avec l’Ordre des Experts-Comptables, il répond concrètement au souhait des Pouvoirs publics d’inciter les personnes physiques, et plus particulièrement les redevables de l’ISF, à investir dans les PME pour renforcer leurs fonds propres et favoriser ainsi leur croissance.

Pour en savoir plus :  www.capitalpme.oseo.fr

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05/2008
Assemblées annuelles de la BAD : admission de la Turquie

Les assemblées annuelles 2008 du Groupe de la Banque africaine de développement se sont achevées à Maputo, la capitale du Mozambique, le jeudi 15 mai 2008, après deux jours d’intenses délibérations, entérinant le rapport annuel du Groupe ainsi que son programme opérationnel pour 2008.

Parmi les jalons importants des assemblées annuelles 2008, citons l’admission de la Turquie comme un membre non régional, l’extension de la durée du Fonds spécial du Nigeria pour une période de 10 ans et la mise en œuvre d’un fonds spécial pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs.
Le président du Groupe de la Bad, Donald Kaberuka, a remercié, dans son allocution de clôture, le gouvernement et le peuple du Mozambique pour leur hospitalité. Il a également exprimé sa gratitude aux présidents Denis Sassou Nguessou du Congo et Emilio Armando Guebuza du Mozambique pour avoir rehaussé de leur participation les travaux des assemblées.
La Bad, a-t-il indiqué, oeuvrait à la conception d’une nouvelle vision stratégique destinée à mieux servir les pays à revenu intermédiaire, à mieux répondre aux préoccupations d’ordre agricole, ajoutant que l’institution s’était résolument engagée à jouer un rôle plus marqué dans les Etats fragiles.
M. Kaberuka a réitéré à cette occasion son appréciation de la réponse de la communauté internationale à la crise alimentaire.
Il s’est par ailleurs félicité de l’adhésion de la Turquie au Groupe de la Bad, signe supplémentaire de la reconnaissance croissante de l’institution comme canal idéal des ressources de développement destinées au continent.
Le résumé officiel des travaux des gouverneurs a rappelé que les assemblées annuelles 2008 s’étaient déroulées dans un contexte marqué par une flambée soudaine des cours du pétrole et une augmentation record des prix agricoles, provoquant des tensions dans plusieurs pays africains. Les gouverneurs ont à cet égard appelé à une mobilisation rapide pour fournir aux pays africains frappés par la crise alimentaire l’assistance dont ils avaient tant besoin.
Les gouverneurs ont également réservé un accueil favorable aux conclusions du rapport indépendant du Panel haut niveau sur l’avenir de la Banque, tout en se félicitant de la 11e reconstitution réussie des ressources du Fonds africain de développement. Ils ont félicité à leur tour la Turquie pour son adhésion au Groupe de la Bad, devenant ainsi le 78e pays membre de l’institution.
Les gouverneurs ont réaffirmé que le siège du Groupe de la Bad demeurait Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ils ont précisé que la relocalisation temporaire des activités de la banque à Tunis était prolongée de 12 mois supplémentaires à partir du 3 juin 2008. Tout en se félicitant des progrès accomplis par le pays hôte pour restaurer la paix et la stabilité, ils ont enjoint le conseil d’administration à suivre de près l’évolution de la situation du pays hôte.
Le président Kaberuka a annoncé que les prochaines assemblées annuelles se tiendraient à Dakar, au Sénégal. M. Kaberuka a également informé les participants que l’institution se doterait très bientôt de bureaux à Luanda (Angola) et à Alger (Algérie), ajoutant que les négociations pour l’établissement d’un bureau régional étaient très avancées avec l’Afrique du Sud.

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05/2008
La BAD participe au capital de Advans Bank Congo pour appuyer la microfinance en RDC

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la société Horus Development Finance Advans S.A. SICAR ont signé lundi à Tunis, un accord de prêt pour une participation de 1,1 million de dollars américains au capital d’Advans Banque Congo, pour appuyer les petites entreprises dans la République Démocratique du Congo.
L’accord a été  signé par le vice président chargé du secteur privé de l’infrastructure et l’intégration régionale, Mandla S. Gantsho,  et le directeur de Horus Development Finance, Claude Falgon, pour Advans Bank Congo.
Advans Bank Congo aura un statut de banque de microfinance entièrement nouvelle, fournissant des services financiers aux populations à faible revenu de la RDC. En cinq ans, Advans Bank devrait avoir plus de 20 000 clients actifs et un portefeuille de prêts d’environ 26 millions de dollars. Elle mobilisera des ressources en dollars et en monnaie locale, grâce à des activités de dépôt et autres produits d’épargne. Advans Bank devrait, en l’espace de cinq ans, attirer près de 40 000 déposants volontaires et mobiliser environ 24 millions dollars.
L’investissement de la BAD s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour le développement du secteur privé. Il vient appuyer les piliers stratégiques suivants : renforcement du secteur financier et appui aux entreprises privées. Il est conforme aux stratégies opérationnelles du secteur privé de la Banque pour le renforcement de l’appui aux intermédiaires financiers commercialement viables et pour la collaboration avec d’autres partenaires au développement.
Compte tenu du fait que la RDC compte 53 millions d’habitants, dont 75% vivent avec moins d’un dollar par jour, les stratégies de réduction de la pauvreté et de développement de la RDC mettent l’accent sur le soutien au secteur privé et, plus particulièrement, aux micros et petites entreprises. L’Advans Bank accordera des crédits aux couches les plus démunies de la population, notamment à plus de 50 000 microentrepreneurs. Elle  proposera des produits d’épargne à plus de 40 000 épargnants (soit un montant moyen de 459 dollars par épargnant) issus des couches les plus pauvres de la population, ainsi qu’à des micro-entreprises. Elle devrait créer au moins 284 emplois directs et contribuer à l’augmentation des recettes fiscales de l’Etat. En facilitant l’accès des micro-entrepreneurs aux services financiers de base, elle devrait contribuer à la « formalisation » progressive de l’économie.
Dans son discours, le vice président Gantsho, a souligné que « La contribution de la Banque va  au delà de son appui financier pour soutenir les capacités des institutions financières à travers une assistance technique adaptée. Cette contribution de la Banque viendra compléter efficacement les activités d’institutions sœurs telles que la Société  internationale financière  (SFI), et la Banque de développement  (KfW), parmi d’autres.
L’Advans est un précieux instrument dans la mise en œuvre des politiques de microfinance et d’assistance aux Etats fragiles de la Banque. La proposition d’investissement dans l’Advans Bank est conforme aux objectifs liés à l’amélioration des conditions de vie des couches vulnérables de la population, ainsi qu’ils sont énoncés dans la stratégie pays de la Banque pour la RDC.

CONTACTS :
Onike Nicol-Houra, Tél. : +216 71 10 3227, Email : o.nicol@afdb.org
Département du Secteur Privé : Tél.: +216 71 10 32 27 – Fax : +216 71 83 41 78 –
E-mail: private-sector@afdb.org

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05/2008
A Tunis, état des lieux de la microfinance en Méditerranée

La Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) et Sanabel, le réseau des institutions de microfinance des pays arabes, ont tenu le 5 mai à Tunis une conférence sur le thème
« Microfinance en Méditerranée : quel impact ? ».  Celle-ci a réuni près de 400 participants, venus débattre avec une trentaine d’intervenants, issus des institutions de microcrédit, du secteur bancaire, des institutions de financement, des milieux académiques et de la société civile.  A cette occasion, une étude a été rendue publique sur l’impact économique et social de la microfinance dans le bassin méditerranéen. Cette étude participe d’une meilleure compréhension des enjeux et perspectives de la microfinance dans la région méditerranéenne.
 
Quelques conclusions de l’étude
En région méditerranéenne, la microfinance représente un marché potentiel de 40 millions de bénéficiaires. Aujourd’hui, il ne sont que 9 millions à recevoir un appui de la part de l’ensemble des acteurs opérant dans ce secteur. L’étude recense de nombreuses indications attestant de l’impact bénéfique de la microfinance pour ses clients, notamment pour l’amélioration des revenus des ménages et des bénéfices des micro-entreprises. Elle relève également d’importants potentiels inexploités : le microcrédit demeure par exemple le principal produit offert, alors que ses clients devraient pouvoir également accéder à d’autres services tels que la micro-épargne, les produits d’assurance ou le transfert de fonds. A cet égard, et contrairement à d’autres régions du monde, le cadre juridique et règlementaire constitue encore en Méditerranée un obstacle à l’épanouissement du secteur et aux institutions de microfinance qui envisageraient d’accepter des dépôts ou de se transformer en établissements bancaires.

L’activité de la FEMIP dans le secteur de la microfinance en Méditerranée
En cinq années d’activité en faveur d’institutions de microfinance en Méditerranée, la FEMIP est devenue l’un des trois principaux bailleurs de fonds de la région pour ce type d’opérations, avec un peu plus de 23 millions d’euros alloués depuis 2003. La priorité de la FEMIP est de contribuer à l’expansion des institutions de microfinance en les aidant à se doter de structures de gouvernance appropriées et à s’intégrer sur les marchés financiers locaux de façon à pouvoir y lever des fonds de manière autonome. Elle privilégie les opérations de petite dimension à très haute valeur ajoutée.  Ses interventions, financées sur ressources mises à disposition par le budget communautaire, prennent la forme de prêts en monnaie locale ou d’apports en fonds propres et peuvent être complétées par de l’assistance technique, une offre complète qui est particulièrement appréciée.
 
Un prêt de 2 millions d’euros a par exemple été accordé en décembre 2007 à Enda Interarabe, association de microfinance basée en Tunisie, qui devrait lui permettre de financer plus de 500 000 microcrédits. Autre exemple, la FEMIP a signé en faveur de quatre institutions de microfinance marocaines (Al Amana, AMSSF/MC, Fondep et Zakoura) deux lignes de crédit de 10 millions d’euros chacune, visant à leur permettre d’asseoir leur développement et ainsi, d’acquérir plus rapidement la capacité d’emprunter seules sur le marché local.  Des interventions en Algérie, Egypte, Jordanie et Syrie sont également à l’étude.

A propos de la FEMIP
La FEMIP a pour mission de promouvoir le développement de neuf pays méditerranéens (Algérie, Egypte, Gaza/Cisjordanie, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, et Tunisie) par des prêts ou des participations en capital. Ses deux priorités sont le soutien au secteur privé, moteur d’une croissance durable, et la création d’un environnement propice à l’investissement, par des infrastructures performantes et des systèmes bancaires adaptés. La FEMIP est aujourd’hui le premier partenaire du développement des pays méditerranéens, avec plus de 7,4 milliards d’euros investis depuis 2002, dont 1,4 milliard en 2007.

Sanabel
Sanabel, le réseau de la microfinance dans les pays arabes, fondé en Tunisie en 2002, compte 58 membres dans 11 pays arabes. Il tient sa cinquième conférence annuelle à Gammarth, Tunisie, du 6 au 8 mai 2008 où plus de 500 participants sont attendus.

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04/2008 - Symposium International les 24 et 25 avril 2008
2e Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement : Le capital investissement, accelérateur de croissance dans les pays riverains de la Méditerranée

2e Forum Euro-Méditerranéen du Capital Investissement
Symposium International  les 24-25 avril 2008 à Tunis- Carthage

  • 500 Décideurs économiques
  • 8 Séances plénières
  • 22 Pays invités
  • 6 Ateliers thématiques
  • 40 Guest speakers
  • Networking


Télécharger l'invitation en anglais ou en français
Voir le programme
Inscription :  www.euromed-capital.com

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04/2008 - Lu sur www.cfo-news.com
Moody's : La Finance islamique explore de nouveaux horizons en Afrique
04/2008
La finance islamique moderne, née au milieu des années 1970, est restée, pendant trois décennies, concentrée sur deux marchés de base - celui du Moyen-Orient (et en particulier les riches exportateurs de pétrole des pays du Golfe) et celui d'Asie du Sud-Est (avec la Malaisie de loin le leader incontesté dans ce secteur ).
Au cours des dernières années, l'expansion de la banque et de la finance islamique s'est accéléré, avec la diversification de l'industrie de prêt dans de nouveaux métiers et de nouveaux territoires au-delà des frontières naturelles du monde musulman.
Les initiatives sur les investissements et les financements conformes à la Charia se multiplient dans tous les domaines, avec des pays aussi importants sur le plan économique que le Japon, le Royaume-Uni et la Chine qui envisagent sérieusement une certaine forme de financement compatible avec la Charia pour leur marché intérieur, offrant ainsi encore plus de crédibilité au phénomène.

Télécharger l'étude en anglais et en format PDF

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03/2008 - www.franceangels.org
France Angels informe les futurs business angels à travers ses « écoles »
France Angels, Fédération française des réseaux de Business Angels accélère son programme d’ « Ecoles » à destination des investisseurs potentiels ou novices.

Augmentation du nombre de Business Angels et de réseaux en France
France Angels, association qui fédère les réseaux de Business Angels et qui promeut l’investissement dans les PME innovantes par des personnes physiques, rassemble aujourd’hui une soixantaine de réseaux. Face à l’augmentation du nombre de Business Angels, France Angels souhaite répondre à un besoin d’information des Business Angels potentiels ou peu expérimentés.

L’école des Business Angels : un modèle qui a fait ses preuves
Historiquement, l’Ecole des Business Angels est une journée d’information qui se déroule sur un territoire donné et qui rassemble des personnes physiques, des Business Angels déjà actifs, ainsi que des représentants des organisations locales liées à la création, au financement et au développement d'entreprises.
Le contenu de cette journée se focalise sur « pourquoi et comment devenir Business Angel» et présente les différents facettes de cette activité.
« Jusqu’à présent, l’Ecole avait pour vocation de soutenir la création ou le développement d’un réseau local de Business Angels. 18 Ecoles ont été organisées sur tout le territoire en 2007 », précise Claude Rameau, Président de France Angels.

France Angels démarre son programme d’Ecoles « Grand public »  pour :

  1. Toutes les personnes souhaitant investir et s’investir dans les PME à potentiel
  2. Les assujettis ISF qui veulent en savoir plus sur l’investissement direct ou indirect

Au programme de ces journées :

  • Qu’est-ce qu’un Business Angel ?
  • Place du Business Angel dans la chaine de financement d’une entreprise
  • Les critères d’évaluation et de valorisation d’un projet ; aspects juridiques et fiscaux de
    l’investissement du Business Angel
  • La relation Business Angel/entrepreneurs ; le pacte d’actionnaires
  • Les réseaux de Business Angels : formes et fonctionnement
  • Pourquoi être membre d’un réseau ?

A propos de France Angels
France Angels, Association loi 1901 pour la promotion de l’investissement par les Business Angels, créée en 2001, rassemble aujourd’hui une soixantaine de réseaux actifs en France. Ses principaux objectifs sont de sensibiliser l’opinion, de rendre accessible toute information concernant les Business Angels et de développer et fédérer les réseaux. France Angels travaille en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’accompagnement et du financement de la création d’entreprises. France Angels est membre du réseau européen EBAN.

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03/2008 - Revue de presse du 16 janvier 2008
Microfinance : accord entre Jaïda SA et International Finance Corporation

• Le Matin du Sahara.
Microfinance : Accord entre Jaïda S.A. et International Finance Corporation.

• L’Economiste.
Le fonds Jaïda décroche 170 millions de DH.

• Libération.
Convention entre JAIDA et l'IFC : 170 millions de DH pour la promotion du secteur de la microfinance.

• Wanadoo.
"Jaïda" et la SFI signent une convention de garantie portant sur 170 millions de dirhams.

• Al Bayane.
Microcrédit : Garantie d'investissement de 170 millions de DH : Jaïda et ICF signent une convention.

• Aujourd’hui le Maroc.
Microfinance : Une convention au service des plus démunis.

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02/2008
Le classement Forbes des 50 premières institutions de microfinance dans le monde

Voir le classement

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02/2008 Banque, assurance
MicroPlace stimule la microfinance en ligne
www.microplace.com

La place de marché spécialisée dans le microcrédit aurait permis la levée de plus d'un demi million de dollars en quelques mois. L'investissement moyen réalisé par contributeur s'établirait à environ 330 dollars.


Micro-créditLa microfinance en ligne est une affaire qui marche. En attestent les performances de microplace.com, la place de marché spécialisée dans l'investissement de microcrédit. Rappelons que ce portail permet aux petits investisseurs, et notamment les particuliers, de contribuer à des opérations de microfinance tout en bénéficiant d'un retour sur investissement. Lancé par eBay fin octobre 2007, il aurait déjà généré plus d'un millier de nouveaux investissements dits socialement responsables. Leur montant total est loin d'être négligeable : il s'élève à près d'un demi million de dollars. Cette manne financière a été confiée aux soins de la Calvert Foundation, fonds d'investissement communautaire partenaire du spécialiste des enchères en ligne dans le cadre de MicroPlace.   

Le web comme vecteur du micro-crédit

La moyenne quotidienne des sommes engagées via la place de marché en ligne frôlerait les 5 000 dollars. L'investissement moyen réalisé par un contributeur s'établirait à environ 330 dollars - le minimum requis étant de 100 dollars – tandis que les plus importants apports enregistrés tournent autour de 10 000 dollars. Les achats de titres réalisés auprès de la Calvert Foundation via MicroPlace sont essentiellement le fait de petits investisseurs américains. A noter : la moitié du total investi proviendrait de ressortissants de l'Etat de Californie. "Avec un succès qui ne se dément par depuis son lancement, MicroPlace est en passe de redéfinir le mode de contribution des gens qui souhaitent investir dans la microfinance", a déclaré Shari Berenbach, directeur exécutif à la Clavert Foundation.
         
Responsabilité des fonds

Le rôle des fonds d'investissement éthiques et autres organismes à but non lucratif est central dans le cadre de cette place de marché online. Les revenus du site sont ainsi tirés des frais facturés à ces émetteurs de titres. Ils sont également garants de l'utilisation des sommes allouées et du retour sur investissement dont bénéficient les contributeurs. Contributeurs qui sont d'ailleurs gratifiés d'intérêts compris entre 1,5 et 3 % chaque année. Les responsables de la Calvert Foundation mettent en avant l'apport de 16 millions de dollars consenti par des organisations comme l'Omidyar Network et la fondation Rockfeller pour assurer le lancement de ce système de financement. Parmi les principaux projets financés via MicroPlace on compte notamment le Kenya's Women's Finance Trust et le Fundeser au Nicaragua. Un regret : l'investissement n'y est autorisé que pour les citoyens américains.
Julien François       

Publié le 30 Janvier 2008 sur www.atelier.fr

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12/2007
Maroc : microcrédit en faveur des populations des bidonvilles

Le Comité des Etats étrangers de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros à l’association de microfinance marocaine AL AMANA pour le financement d’un produit de microcrédit lié au logement des populations des bidonvilles.

L’habitat insalubre concerne environ 3 millions de personnes au Maroc, soit 10% de la population totale. Devant l’urgence provoquée par cette situation, un ambitieux programme « Villes sans bidonvilles » a été lancé en octobre 2003 pour résorber la totalité de ces bidonvilles d’ici 2010. Ce programme offre des solutions de restructuration ou de relogement aux populations, qui doivent cependant  en supporter le coût.

Créée en 1997, AL AMANA est l’une des treize associations de microfinance du Maroc. Fin 2006, elle comptait 2.000 agents et 402.000 clients et son portefeuille crédit dépassait 1,8 milliard de dirhams. Le concours de l’AFD permettra à AL AMANA de développer un produit innovant de financement du logement. Il bénéficiera à 60.000 habitants, en générant un volume de crédits de 30 millions d’euros d’ici à 2010.

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12/2007
Le programme CAPAF : nouvelles notes

Le programme CAPAF est une initiative du CGAP (Groupe consultatif d’assistance aux pauvres), avec le concours du ministère français des Affaires étrangères (MAE) et de l’United States Agency for International Development (USAID) qui a démarré en 2000 et est basé à Dakar. Aujourd'hui le CAPAF couvre 15 pays d’Afrique francophone et Haïti.
www.capaf.org

Nouvelles Notes Focus du CGAP disponibles en français

No 39 : Des services financiers inclusifs à l’horizon 2015 : Quatre scénarios pour l’avenir de la microfinance Le CGAP a élaboré des scénarios pour aider à anticiper les facteurs globaux — démographiques, politiques et technologiques — qui détermineront l
’avenir de la microfinance, et pour s’y préparer. Cette Note Focus examine ces facteurs et les applique à quatre scénarios. En conclusion, la note présente des recommandations générales sur ce que peut faire la communauté internationale pour se préparer à ces scénarios et agir en conséquence.
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No 37 : Offrir aux pauvres des services d’épargne sûrs et accessibles dans le système financier formel La présente Note Focus récapitule les conclusions des évaluations de l’épargne au Bénin, en Bosnie, au Mexique, en Ouganda et aux Philippines, et expose les cinq stratégies proposées pour améliorer l’accès des pauvres aux services d’épargne.
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N° 35 : L ’efficacité de l’aide en microfinance : évaluer les projets de microcrédit de la Banque mondiale et du programme des Nations unies pour le développement.
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07/2007 - Prix des internautes pour les finances solidaires
Finansol annonce les projets qui ont remporté le Prix des internautes pour les finances solidaires.

Du 4 au 24 juin dernier, le Prix des internautes pour les finances solidaires a été organisé afin de faire découvrir l’utilité des finances solidaires. Pari gagné puisque ce sont plus de 25 000 internautes qui ont surfé sur le site dédié à l’opération, 2 000 d’entre eux ont choisi leurs projets préférés parmi les 4 catégories présentées.
Les gagnants de cette grande première sont :
 
Bébés en Vadrouille pour la catégorie « les finances solidaires pour mieux consommer ». Financée par la Nef, les CIGALES et Garrigue, cette boutique commercialise des vêtements et jouets "ethniques-éthiques" pour les 0-10 ans. Les articles proposés sont issus du commerce équitable et/ou écologique.
La Petite Reine pour la catégorie « les finances solidaires pour les professionnels ». Financée par la Nef, la Petite Reine est une société de transport électrique qui s'adresse aux "messagers", aux supermarchés et petits commerces. Elle utilise des triporteurs à assistance électrique, ce qui permet une circulation plus facile et les stationnements moins gênants. Les moteurs sont silencieux et n'émettent pas de gaz.
Le Bouquin Affamé pour la catégorie « les finances solidaires pour votre bien-être ». Financé par les CIGALES, le Bouquin Affamé est un café culturel d’insertion. Situé en plein coeur de la ville de Clichy, il combine une activité de restaurant d'insertion économique et des activités culturelles, permettant. ainsi de démocratiser l'accès à la culture au plus grand nombre.
• L’association Solidarités Nouvelles face au Chômage pour la catégorie « Coup de cœur ». Bénéficiaire de 2 placements de partage proposés par le Crédit Coopératif et le CCFD, cette association accompagne des chômeurs dans leur retour à l’emploi, grâce à ses bénévoles, et finance directement des « emplois de développement » dans des associations.

« Dans le cadre de son action en faveur de l'économie sociale et solidaire, la Région Ile-de-France accompagne la promotion et le développement des finances solidaires depuis 2005 au travers de son soutien à l'association Finansol. La mise en valeur des initiatives créées grâce aux finances solidaires contribue sans conteste à sensibiliser les Franciliens à cette forme d'action citoyenne. Le Prix des internautes pour les finances solidaires récompense pour sa première édition des initiatives particulièrement innovantes et porteuses de sens dont on peut espérer qu'elles se multiplient grâce à la mobilisation de tous en faveur des projets solidaires. » commente la Région Ile de France.
 
Pour plus d’informations : www.finansol.org
Finansol est l’unique collectif des finances solidaires en France. L’épargne solidaire est une solution efficace pour permettre aux personnes exclues des systèmes financiers classiques de trouver des financements pour mener des projets utiles socialement. Le label Finansol garantit la solidarité et la transparence  des produits qu’il distingue.

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France - 05/2007 - Communiqué de presse
Le Crédit Agricole Alpes Provence lance le "Prêt Spécial pour Démarrer"
A sa création une entreprise à deux fois plus de chance de réussir lorsqu’elle bénéficie d’un financement. Partant de ce constat, le Crédit Agricole et OSEO ont signé une convention de partenariat en faveur du financement des Très Petites Entreprises (TPE). Ce partenariat s’illustre dans une nouvelle offre : le « Prêt Spécial pour Démarrer ».

Le « Prêt Spécial pour Démarrer » du Crédit Agricole est une offre de financement comprise entre 4 000 et 80 000 euros.
Elle est proposée en complément d’un Prêt à la Création d’Entreprise Oséo (PCE), compris entre 2 000 et 7 000 euros et instruit dans un même dossier par le Crédit Agricole.
Cette nouvelle formule s‘adresse aux entreprises en phase de création, ou créées depuis moins de 3 ans, employant jusqu’à 10 salariés et n’ayant pas encore bénéficié d’un financement à moyen terme.

Cette offre de financement présente de nombreux avantages :
• Elle permet de financer jusqu’à 80 000 euros en complément du Prêt à la Création d’Entreprise de Oseo au lieu de 40 000 euros précédemment.
• Elle s’adapte au projet avec la possibilité de mêler un financement classique et un financement en leasing.
• Grâce à la garantie Oséo, elle limite la caution personnelle du porteur de projet à hauteur de 50% maximum du montant du prêt et sa résidence principale reste protégée.
• Le « Prêt Spécial pour Démarrer » inclut, également, en cas de financement moyen terme une possibilité de différé d’amortissement du capital de 6 mois. C’est un vrai plus pour préserver la trésorerie de départ.
Pour plus d’information, rendez-vous sur www.ca-alpesprovence.fr

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France - 05/2007
Les Gazelles : le nouveau statut de "PME de croissance"
Par Boris Pennaneac’h, chargé de mission au Bureau des politiques d’innovation et de technologie de la DGE

Instauré par la loi de finances 2007, le nouveau statut de « PME de croissance » permet le gel de tout ou partie de l’impôt sur les sociétés, le report d’un an des cotisations salariales et le remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche.

Multiplier le nombre d’entreprises de taille intermédiaire et, par voie de conséquence, les emplois, tel était l’objectif du programme « Gazelles », engagé en 2005 par le ministre des PME. Le constat est clair : sur 2,5 millions d’entreprises en France, seules 5 000 d’entre elles emploient plus de 250 salariés. Or, ce sont les unités de moins de 500 salariés qui ont créé, entre 1985 et 2000, près de 1,8 million d’emplois alors que, dans le même temps, les grandes entreprises liées à des groupes en perdaient 263 000.
Lors de sa création, le programme mis en place en 2005 a permis aux 2 000 « gazelles » sélectionnées par le ministère des PME de bénéficier de l’appui des acteurs publics et privés du financement et du conseil pour se développer (réseaux bancaires, business angels, investisseurs, associations d’entrepreneurs, etc.). Cette première étape, pour laquelle de nombreux partenaires se sont mobilisés, a amorcé une prise de conscience collective sur la nécessité d’accompagner la croissance des PME à fort potentiel. Le système vient d’être renforcé avec l’article 13 de la loi de finances pour 2007.

Plus de 4 000 entreprises concernées

L’article 13 crée le statut de la « PME de croissance ». Désormais, toute entreprise qui remplit les conditions fixées peut, moyennant une simple déclaration, bénéficier des avantages instaurés par ce nouveau statut.
Les critères retenus sont les suivants :
• compter de 20 à moins de 250 salariés (effectif moyen annuel en équivalent temps plein) ;
• enregistrer une croissance de la masse salariale d’au moins 15 % sur deux années consécutives (pour ce calcul, c’est la masse salariale chargée(1) qui est prise en compte, après déduction du salaire des dirigeants de l’entreprise) ;
• répondre aux critères européens de la PME(2) en termes de taille, chiffre d’affaires, bilan et indépendance ;
• être assujetti à l’impôt sur les sociétés.

Les entreprises pouvant prétendre au statut de « PME de croissance » peuvent bénéficier d’avantages

Tout d’abord, un mécanisme de gel de l’impôt sur les sociétés permet de neutraliser tout ou partie de l’augmentation de cet impôt pendant la période de croissance de l’entreprise. Concrètement, une entreprise bénéficiera du statut pour l’année fiscale 2006 si elle a enregistré une croissance de ses dépenses de personnel d’au moins 15 % en 2004 et en 2005. Si cette croissance est encore de 15 % en 2006, elle verra son impôt dû au titre de l’exercice 2006 plafonné à la moyenne de son impôt payé en 2004 et 2005. Si la croissance des dépenses de personnel est comprise entre 0 et 15 % en 2006, un mécanisme, dit de
« sortie en pente douce » du statut, prévoit que la réduction d’impôt sera alors calculée au prorata de ce taux de croissance. À noter que cette réduction d’impôt doit rentrer dans la limite totale d’aides de 200 000 € autorisées par la Commission européenne (aides de minimis). Les « PME de croissance » peuvent également prétendre à un report d’un an du paiement des cotisations patronales pour les salariés nouvellement embauchés, afin d’éviter que les nouvelles embauches ne pèsent sur leur trésorerie à un moment crucial. De plus, celles qui ont droit au crédit d’impôt recherche peuvent bénéficier d’un remboursement anticipé afin de disposer immédiatement de la trésorerie nécessaire aux investissements dans l’innovation. Cet avantage bénéficie également aux entreprises de moins de 5 ans et aux jeunes entreprises innovantes (JEI). Enfin, au-delà de ces allègements fiscaux et sociaux, le statut permet de bénéficier de mesures de soutien et d’accompagnement proposées par les partenaires du programme « Gazelles » : partenaires « réseau » (CroissancePlus, Réseau entreprendre, Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, Chambre de commerce et d’industrie de Paris), partenaires « financement » (Oséo, France Angels, Association française des investisseurs en capital, Fédération bancaire française, etc.) et partenaires « conseils » (Conseil national des barreaux, Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, Conseil supérieur du notariat, etc.)

www.gazelles.pme.gouv.fr
boris.pennaneac'h@industrie.gouv.fr

(1) Masse salariale chargée, c’est-à-dire incluant les salaires et les cotisations patronales.
(2) Critères européens de la PME : entreprise qui emploie moins de 250 personnes, dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros, et qui n’est pas détenue à plus de 25 % par une ou des entreprises ne correspondant pas à la définition de la PME (recommandation 2003/361/CE de la Commission du 6 mai 2003).

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04/2007
Tunisie : La BAD accorde une ligne de crédit de cent millions d’euros pour les PME à la STB


Nous venons d’apprendre que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD), réuni aujourd’hui 28 mars 2007 à Tunis, a mis à la disposition des PME tunisiennes une nouvelle source de financement, et ce grâce à une ligne de crédit de 100 millions d’euros en faveur de la Société tunisienne de banque (STB). Le communiqué de la BAD précise également que cette ligne de crédit est assortie d’un don d’assistance technique de plus de 300.000 euros.

Toujours selon la BAD, la ligne de crédit est sensée permettre à la STB de disposer de ressources longues à un coût compétitif en vue de satisfaire la demande de financement des promoteurs de projets PME/PMI des secteurs productifs. En clair, cette ligne est de nature à favoriser le développement du secteur privé tunisien dans le sens où les unités de production à financer seront essentiellement privées, avec à la clé la création de quelque 5.000 emplois directs. Ce qui, par ailleurs, permettra à la STB de préserver sa part de marché tout en contribuant à la réalisation de la croissance économique au cours de la période 2007-2011.

Quant à l’appui institutionnel, il permettra à la STB de renforcer ses capacités institutionnelles en matière de gestion de risques, notamment le risque de crédit, afin d’améliorer ses performances et sa contribution au développement économique de la Tunisie grâce à la formation du personnel aux nouveaux métiers de banque et à l’instauration des principes de la gouvernance.
La Banque rappelle que cette ligne de crédit s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement définie par l’Etat tunisien selon les orientations du XIème qui recommande un effort soutenu du secteur privé pour accroître sa part dans le développement global afin d’atteindre 65% à la fin du Plan en 2011.

Il faut signaler que la BAD a déjà financé 92 opérations –dont 78 sont achevées- entre 1968 et aujourd’hui, pour un montant d’engagements de 3.400 millions d’unités de compte. Elle a également octroyé quelque 35 lignes de crédits aux institutions financières locales. Ce qui place la Tunisie parmi les gros bénéficières des crédits de la Banque.                                                                                                                          T.B.

Lu sur www.webmanagercenter.com


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